COMMUNIQUE DE PRESSE 9 mai 2017

17,6 millions d’euros investis, dont plus de 5 millions en crédits de crise, au bénéfice de 138 entreprises bruxelloises en 2016

Le pôle de financement régional présente ses chiffres-clés 2016 et le bilan de ses mesures de crise post-attentats

Bruxelles, mardi 9 mai 2017. Lors d’une conférence de presse tenue dans le restaurant « Poséidon », qui a bénéficié de l’octroi d’un crédit de crise, le Président du Comité de Direction de finance.brussels/groupe SRIB, Serge Vilain, a présenté les éléments-clés du rapport d’activité 2016. Le pôle public du financement de l’économie régionale a à nouveau atteint des records tant en nombre d’investissements qu’en volume : 17, 6 millions d’euros investis – dont près de 5 millions de crédits de crise - et 138 entreprises financées, ce qui a permis le soutien de 1.653 emplois directs. Pour la troisième année consécutive, l’activité du groupe SRIB a en outre permis de dégager un résultat bénéficiaire. 

A cette occasion, étant donné le contexte économique bruxellois post-attentats, Serge Vilain a également exposé le bilan des crédits de crise mis en place en 2016 par finance.brussels/groupe SRIB en concertation avec le Gouvernement bruxellois pour venir en aide à des indépendants et PME parmi les plus affaiblis.

CHIFFRES-CLÉS 2016 POUR LE GROUPE SRIB DANS SON ENSEMBLE

Malgré un contexte économique difficile, finance.brussels, le pôle de financement public régional qui réunit la SRIB et ses filiales, a maintenu en 2016 une activité soutenue en finançant 138 entreprises bruxelloises en création ou en croissance, à concurrence d’un montant de 17.584.232 euros. Bien que ce montant soit l’un des plus importants de son histoire, il a pu être en partie atteint par l’octroi de mesures exceptionelles de financement : 5.219.000 euros de crédits de crise investis dans 54 entreprises.

Par ailleurs, les comptes se soldent, pour la troisième année consécutive, par un résultat bénéficiaire ; celui-ci a pu être dégagé grâce aux cessions de participations réalisées au sein du portefeuille d’investissements. « Sur le marché très concurrentiel du financement des entreprises présentes à Bruxelles et en dépit des aléas exceptionnels comme des événements parfois plus désagréables de la vie des affaires, les chiffres 2016 sont bel et bien là », a souligné Serge Vilain, Président du Comité de Direction de finance.brussels/groupe SRIB.

1.653 emplois directs ont été soutenus en 2016 dans des secteurs d’activités variés : les secteurs de l’horeca, du commerce et services, et de la construction et engineering forment le peloton de tête en termes de montants investis. Près de 75% des entreprises financées sont des entreprises de moins de 10 personnes.

finance.brussels/groupe SRIB participe assurément au dynamisme socio-économique de la Région en favorisant la création et le développement de TPE et de PME bruxelloises, et assume ainsi, aussi, sa part dans la promotion de l’emploi des Bruxellois. Avec actuellement un portefeuille de financements réparti dans 354 entreprises (34 entreprises en capital et 320 entreprises financées par prêts) concernant plus de 15.000 emplois, le groupe SRIB constitue un acteur incontournable œuvrant au positionnement de Bruxelles en tant que capitale de l’entreprenariat.

finance.brusssels/groupe SRIB, par sa souplesse de fonctionnement, offre une solution adaptée à n’importe quel stade du développement de la vie de l'entreprise. Si sa mission première de soutien en capital développement est inchangée depuis sa création en 1984, le groupe s’est attaché à compléter sa gamme de produits financiers à destination des entrepreneurs bruxellois. Dans le même temps, la recherche de simplification de l’accès aux financements publics s’inscrit tout à fait dans la volonté exprimée par le Gouvernement bruxellois, actionnaire majoritaire de finance.brussels, de réorganiser et de rationaliser le paysage des institutions bruxelloises au service des entreprises et des entrepreneurs.

Le pôle de financement public a ainsi résolument entamé sa participation à la Stratégie 2025 en commençant le processus de simplification par, notamment, l’absorption de sa filiale Exportbru (le métier de celle-ci – le soutien financier à l’exportation - continuant évidemment à être exercé par la Srib elle-même). Il a ouvert le chantier de la fusion de ses filiales Brupart (spécialisée dans l’accompagnement des indépendants) et Brusoc (acteur majeur en matière de microcrédit et d’économie sociale). Cette opération s’avère complexe mais devrait permettre une meilleure concentration des moyens destinés prioritairement à des entreprises et services de grande proximité.

2016 fut également l’occasion d’accueillir l’organisation opérationnelle du Fonds Bruxellois de Garantie dans le cadre d'une mission déléguée confiée par la Région de Bruxelles-Capitale. finance.brussels/Groupe SRIB gère en effet depuis le 1er juillet 2016 l'ensemble des activités du Fonds Bruxellois de Garantie (FBG). A terme, le Gouvernement bruxellois a décidé dans le cadre de la rationalisation des outils économiques régionaux, de faire du FGB une filiale à part entière du groupe SRIB.

BILAN DES CREDITS DE CRISE POST-ATTENTATS

Suite au lockdown de 2015 et aux attentats du 22 mars 2016 qui ont frappé Bruxelles, la Région de Bruxelles-Capitale, avec ses habitants, ses forces vives et ses visiteurs, a été immédiatement touchée au cœur. Ces événements dramatiques ont eu un impact négatif sur l'économie régionale surtout à court terme, notamment sur la consommation des ménages. Les secteurs du commerce, de l'hôtellerie et du tourisme furent les plus touchés.

En avril 2016, conscient de la gravité de la situation, le Gouvernement bruxellois a pris rapidement des mesures claires (en vigueur jusqu’au 31 décembre 2016) pour venir en aide aux secteurs les plus affaiblis. C’est dans ce cadre qu’il a confié au pôle de financement régional, la mission de proposer des financements de crise pour soutenir les entreprises bruxelloises en difficulté suite aux attentats. « Flexible et réactif, le groupe SRIB a octroyé des crédits de crise dans des délais extraordinairement brefs à destination des nombreuses entreprises, majoritairement situées sur le territoire de la Ville de Bruxelles, qui ont le plus souffert du net ralentissement conjoncturel au lendemain des attentats », a précisé Serge Vilain, Président du Comité de Direction de finance.brussels/groupe SRIB.

Toute entreprise prouvant une diminution de minimum 30 % de son chiffre d’affaires durant le dernier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 a pu introduire une demande de crédit de crise auprès de finance.brussels/groupe SRIB. Concrètement, en fonction de la taille de l’entreprise, deux produits de crise furent mis à disposition : d’une part, pour les indépendants et les TPE, un octroi de crédits de maximum 20.000 euros (traités par la filiale Brupart, à un taux d’intérêt de 2%), et d’autre part, pour les plus grandes entreprises, des crédits jusqu’à maximum 250.000 euros (traités par la filiale Brustart, à un taux d’intérêt de 4%). L’entreprise bénéficiait d’une franchise en capital jusque fin 2016.

finance.brussels/Groupe SRIB a pris soin de mettre tout en œuvre pour que l’entreprise éprouvant des difficultés, suite aux événements exceptionnels, ne mette pas, dans la mesure du possible, son patrimoine ‘en jeu’ au moment des négociations de son prêt. C’est pourquoi le Fonds Bruxellois de Garantie est également intervenu pour atténuer le risque d’éventuels défauts de paiement.

173 demandes de prêt ont été introduites auprès de finance.brussels/groupe SRIB. 54 demandes ont fait l’objet d’un accord pour un montant total de 5.219.000 euros et sont garanties par le Fonds à hauteur de 3.450.250 euros. Les principaux secteurs d’activités soutenus par ces crédits sont le secteur horeca et le commerce de détail. Grâce à ces mesures, ce sont 618 emplois qui ont pu être maintenus pour l’instant.

Sur l’ensemble des demandes de prêts introduites, 31 % des demandes ont été accordées, 44 % ont été refusées et 25 % n’ont jamais pu aboutir faute de transmission des renseignements complémentaires demandés.

Enfin, les dossiers refusés l’ont été principalement parce que le critère de diminution de minimum 30 % du chiffre d’affaires n’était pas atteint ou parce que la capacité de remboursement sur base des chiffres historiques n’était pas démontrée ou encore parce que l’entreprise présentait des difficultés financières importantes bien avant le lockdown de 2015. 

POSEIDON, restaurant bénéficiant d’un crédit de crise

Serge Vilain a choisi symboliquement de présenter le bilan des mesures exceptionnelles de financement au sein du restaurant grec contemporain Poséidon qui a bénéficié d’un crédit de crise. Situé à Schaerbeek, chaussée de Louvain, l’établissement a fait les frais d’une surmédiatisation aux conséquences malheureuses. Les télévisions ont en effet diffusé en boucle les images du restaurant localisé sur le trajet qu’a emprunté le terroriste surnommé par les médias comme « l’homme au chapeau ». Une mauvaise publicité entraînant 800 annulations sur cette période.