En marge de la première édition de la journée Européenne de la Microfinance qui a lieu ce 20 octobre 2015, Brusoc, filiale de finance.brussels/groupe SRIB, fête ses 15 ans d’existence et dresse un bilan de ses activités : près de 700 micro-entreprises soutenues via des micro-crédits et des fonds d'amorçage. Depuis sa création, Brusoc a investi plus de 16,5 millions d’euros et  3 138 emplois ont pu être créés, principalement dans la zone du canal. Le pôle de financement régional favorise le tissu socio-économique bruxellois en ciblant prioritairement le développement et la création de TPE/PME au travers de moyens financiers accessibles et adaptés.

Voulant s’inscrire dans l’approche du Gouvernement de renforcer le tissu économique dans la Zone d’Intervention Prioritaire, zones défavorisées de la Capitale, et conscient que la microfinance* constitue un outil de lutte contre l'exclusion sociale et le chômage, finance.brussels créa en 2001 sa filiale Brusoc consacrée à l’économie locale et sociale. Brusoc a démarré ses activités dans le cadre de la programmation Objectif II (2000-2006) du Fonds européens de Développement régional (FEDER). Son travail a été reconnu et ainsi reconduit lors de la programmation FEDER 2007-2013. 

En Belgique, finance.brussels, via sa filiale Brusoc, fait figure de précurseur en créant un produit financier basé sur la microfinance et l’accompagnement spécifique, bien que Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh en 2006 et prix Nobel de la paix, ait porté à la connaissance du grand public ce moyen particulier de lutte contre la pauvreté.

Brusoc finance et accompagne des indépendants, des petites entreprises (TPE) et des projets d’économie sociale d’insertion dans les quartiers fragilisés de la Région, en octroyant des prêts à des taux préférentiels. La filiale est spécialisée dans la gestion de plusieurs produits financiers simples et adaptés pour favoriser la création, la croissance et l’aide au développement de projets portés par un public en situation d’exclusion bancaire : le « Fonds d’amorçage » (max 95 000 euros), pour les sociétés commerciales le « Micro-crédit » (max 25 000 euros) pour personnes physiques - statut d’indépendant, et le « Crédit de trésorerie » (max 7 500 euros) ciblant toutes les entreprises ayant un besoin de trésorerie sur du court terme.

Brusoc connaît une activité soutenue en finançant près de 700 entreprises. Au total,  16,5 millions d’euros ont été investis depuis près de 15 ans. A l’heure actuelle, 80% des prêts octroyés sont remboursés et permettent de poursuivre les investissements et de prolonger l’action des fonds de départ.

En termes d’emplois, le fonds d’amorçage contribue à hauteur de  80% des postes créés par Brusoc et constitue un véritable effet de levier. 3 138 emplois directs locaux et non-délocalisables ont ainsi été soutenus et ce, dans des secteurs d’activités variés concernant principalement le commerce de détail et de gros, l’HORECA, le transport, le service. Il s’agit souvent de produits et de services qui permettent d’améliorer le quotidien des Bruxellois. De plus, Brusoc a soutenu de manière transversale de nombreuses entreprises actives dans le développement durable. Concrètement, les décisions d’intervention ont été prises en privilégiant l’aspect humain, les capacités entrepreneuriales et la faisabilité économique du projet

Au travers de ce soutien fort à l’économie sociale, Brusoc encourage les initiatives privées ayant pour but de favoriser l’embauche, l’insertion professionnelle dans des secteurs d’activités commerciales des personnes exclues ou plus facilement écartées des circuits traditionnels. Par ailleurs, la création d’emploi permet de favoriser l’engagement de personnes infra-qualifiées habitant notre Région.

« Brusoc a véritablement pour vocation de favoriser la création et le développement de TPE, vecteurs d’emplois non délocalisables. Stimuler l’économie locale et favoriser la mise à l’emploi des habitants bruxellois restent au cœur de nos priorités. Dans cette optique, Brusoc souhaite apporter une attention particulière à l’initiative entrepreneuriale et offrir de réelles opportunités de réussite à l’autocréation d’emploi », a précisé Serge Vilain, Président du Comité de Direction de finance.brussels/groupe SRIB.

Parallèlement aux moyens financiers investis, Brusoc offre un accompagnement adapté et individualisé à l’ensemble de ses partenaires (bénéficiaires) : accompagnement pré-création (conseils et aide à la conception du projet et à l’élaboration du business plan notamment) et accompagnement post-création. Cette démarche permet d’aider les entreprises à se développer en diminuant, significativement, le risque d’échec lors du lancement de l’activité tout en améliorant le taux de remboursement.

Selon la Déclaration de politique général du Gouvernement,  l’activité économique à Bruxelles doit en premier lieu favoriser la création d’emplois accessibles aux Bruxellois (…). Le nombre d’indépendants et d’entreprises mono personnelles est très élevé à Bruxelles. Il faut encourager et soutenir l’installation comme indépendant et la création de son propre emploi ainsi que des coopératives d’activités, et éviter une faillite dans la première année d’une entreprise. (…) Enfin, les TPE et les PME sont les entreprises dont le taux de travailleurs bruxellois est le plus important.

Brusoc s'inscrit donc parfaitement dans les objectifs de soutien en proposant des moyens financiers consacrés au financement des TPE, adaptés aux capacités et aux besoins de toutes et tous, et permet, en tant qu’acteur public bruxellois, d’apporter une réponse concrète à la redynamisation nécessaire du tissu économique de quartiers fragiles de la Capitale. 

« Soutenir la population bruxelloise, dans toute sa diversité, à la création d’entreprise permet de démontrer plusieurs points. Tout d’abord, il n’y a pas de fatalisme si la créativité est au rendez-vous !  Entreprendre à Bruxelles reste possible malgré des moyens financiers limités. Ensuite, la microfinance est un outil accessible au plus grand nombre, elle permet le démarrage d’une activité économique et permet de prendre une part active et concrète dans la société. Enfin, l’impact des très petites entreprises dans les quartiers est réel, concret et extrêmement  positif », a conclu Serge Vilain.

 

*Les services de microfinance fournissent un ensemble de produits financiers aux personnes exclues du système financier classique ou formel. Ils concernent en général les habitants pauvres des pays en développement. De façon plus générale, la microfinance réfère à une vision du monde où « le maximum de foyers pauvres ou assimilés peuvent avoir un accès permanent à une gamme de services financiers de grande qualité et adaptés à leurs besoins, incluant non seulement le crédit mais l'épargne, l'assurance et les transferts de fonds ».